Annie Duplessis

Bachelière en traduction et rédaction de l’UQO, Annie Duplessis est aujourd’hui candidate à la maitrise en études langagières. Pendant ses études de baccalauréat, elle a travaillé comme assistante de recherche pour la professeure Marie-Josée Goulet. Une fois son diplôme obtenu, elle a poursuivi son travail d’assistanat à titre de professionnelle de recherche. Elle a également participé à l'élaboration d'une méthode d'évaluation d'un site web. En 2014, elle a complété avec succès un M1 en rédaction professionnelle à l’Université Aix-Marseille. Ses principaux intérêts de recherche sont la rédaction web, l’accessibilité à l’information, la rédaction professionnelle. 

 

Résumé de la communication

Le web municipal québécois : quels critères pour une information accessible?

L’utilisation du web comme outil de communication avec la population est de plus en plus répandue. En effet, une étude du Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO) de 2010 révèle que 57,8 % des municipalités du Québec possédaient un site web actif en 2009, contre 26,5 % en 2002.

Les chercheurs y présentent une grille visant à évaluer les sites web municipaux. Les résultats de leur évaluation font état des meilleures pratiques en matière de web municipal. Mais les meilleures pratiques sont-elles forcément synonymes de qualité? Comment évaluer la qualité d’un site web municipal?

Avant de répondre à cette question, il convient d’abord de se pencher sur l’objectif principal d’un site web municipal, à savoir informer les citoyens sur les affaires de la Ville. Ensuite, il s’agit d’examiner la façon dont est présentée l’information en question et, finalement, d’étudier l’information pour savoir si elle est accessible.

En 2006, le Groupe Rédiger a publié un guide dans lequel il consacre une section à la rédaction de sites web gouvernementaux. Contrairement à l’étude du CEFRIO dont la grille d’évaluation ne vise qu’à déterminer si des informations spécifiques sont présentes ou non sur les sites web municipaux, celle menée par le Groupe Rédiger propose un cadre conceptuel qui prend en considération la présentation des informations et leur accessibilité.

Ainsi, le cadre proposé comporte cinq concepts : la structure, la navigation, l’ergonomie, l’aspect visuel et la rédaction.

En appliquant ce cadre de référence, je cherche à vérifier si les sites web qui présentent les meilleures pratiques en matière de web municipal sont des sites qui offrent la qualité nécessaire à l’atteinte de leur objectif principal, à savoir informer les citoyens.

Ma méthodologie repose sur l’évaluation des pages d’accueil et des pages du premier et du deuxième niveau de trois sites web municipaux (Gatineau, Shannon, Lac-Supérieur) parmi ceux qui présentent les meilleures pratiques.

Mon outil d’analyse est une grille d’évaluation que j’ai créée à partir de 87 critères qui semblaient faire l’unanimité parmi les experts en matière de rédaction.

Une évaluation préliminaire de sites web municipaux permet de constater que certains éléments de la navigation et de la rédaction gagneraient à être revus pour une meilleure accessibilité à l’information. Malgré le fait que seules quelques pages web sont évaluées, les résultats fournissent des pistes de réflexion, notamment aux acteurs de la communication avec les citoyens.