Myriam Legault-Beauregard

Myriam Legault-Beauregard est titulaire d’un baccalauréat en traduction et en rédaction (2013) et d’un baccalauréat en enseignement au secondaire (2009). Étudiante à la maîtrise en études langagières à l’UQO, elle s’intéresse notamment à la traduction poétique et aux mécanismes de canonisation des œuvres. Elle a coprésenté deux communications en 2012 avec la professeure Iulia Mihalache au 80e Congrès de l’ACFAS (colloques 476 et 618) et une autre en 2014 avec Madeleine Stratford au 27e Congrès de l’Association canadienne de traductologie.

 

Résumé de la communication

Pour une étude langagière des prix littéraires

En 2002, James F. English notait que les prix littéraires avaient jusqu’alors fait l’objet de peu de travaux scientifiques. Dans le domaine de la traductologie, nos propres recherches nous donnent à penser que le sujet demeure effectivement peu étudié.

Or, une meilleure connaissance des prix littéraires favoriserait grandement la compréhension des mécanismes de consécration et de diffusion des œuvres, lesquels sont souvent liés à la traduction.

La présente communication poursuit deux objectifs. D’abord, nous tenterons de déterminer à quelles disciplines appartiennent les chercheurs qui s’intéressent aux prix littéraires : s’agit-il surtout de sociologues, de gens de lettres, de spécialistes de la philanthropie?

Ensuite, nous montrerons comment les études langagières, et plus particulièrement la traductologie, peuvent contribuer à l’enrichissement des savoirs sur les prix, dans une perspective interdisciplinaire.

Pour atteindre notre premier objectif, nous effectuerons une recherche documentaire dans le catalogue de la bibliothèque de l’Université du Québec en Outaouais. Nous constituerons un répertoire des publications qui comportent, dans leur titre ou leurs mots-clés, les vocables literary award(s), literary prize(s) ou prix littéraire(s). Nous noterons systématiquement les titres repérés et leur année de parution, ainsi que les universités et départements d’attache de leurs auteurs, puis analyserons les données recueillies afin de dégager certaines tendances.

Ensuite, nous expliquerons en quoi les recherches en traductologie et, plus largement, en études langagières, peuvent favoriser une meilleure compréhension des prix littéraires. Nous évoquerons notamment des théories, comme celle du polysystème, qui se révéleraient particulièrement utiles à cet égard.

Notre hypothèse est que les prix littéraires constituent un objet d’étude partagé par plusieurs disciplines, mais qui n’a pas encore été exploré en profondeur. Ainsi, les études langagières peuvent bénéficier des contributions des autres champs, mais aussi apporter leur pierre à l’édifice. L’avancement des connaissances sur les prix littéraires profitera en retour aux chercheurs comme aux praticiens de tous les domaines concernés.